Application, balance connectée et perte de poids : analyse de 665 utilisateurs
Analyse rétrospective d’une appli de jeûne chez 665 utilisateurs obèses : ceux qui l’utilisaient le plus ont perdu plus de poids. Une association, pas une cause.
Blog · Alimentation et composition corporelle
Étude croisée sur 12 jeunes hommes en bonne santé : après deux jours de sommeil réduit, ghréline +28 %, leptine −18 %, faim +24 %. Une donnée de groupe.

Une étude randomisée croisée de l’Université de Chicago, publiée dans les Annals of Internal Medicine (2004), a observé en conditions contrôlées de laboratoire que deux jours de sommeil réduit, comparés à deux jours de sommeil prolongé, suffisent à modifier les hormones de l’appétit : baisse moyenne de 18 % de la leptine (hormone de la satiété) et hausse de 28 % de la ghréline (hormone de la faim), avec une augmentation de 24 % de la faim déclarée par les participants. Les participants étaient 12 jeunes hommes en bonne santé.

Les participants étaient placés dans des conditions contrôlées d’apport calorique et d’activité physique.
Les variations hormonales observées ne peuvent pas s’expliquer par des changements d’alimentation ou d’exercice : dans ce protocole, elles dépendent de la restriction de sommeil. Les auteurs indiquent aussi les limites : l’étude n’a inclus que 12 jeunes hommes et n’a pas mesuré la dépense énergétique.
La ghréline est produite par l’estomac et c’est la seule hormone orexigène (stimulant la faim) connue. La leptine est produite par le tissu adipeux et c’est la principale hormone anorexigène (signal de satiété). Lorsque la ghréline augmente de 28 % et que la leptine baisse de 18 % simultanément, le cerveau reçoit un double signal : « j’ai faim » et « je ne suis pas rassasié ».
Suivre un régime dans ces conditions devient plus difficile.
Ce que tu manges, tu le décides avec ceux qui te suivent, pas avec une étude.
Cette étude montre que, chez de jeunes hommes en bonne santé, deux jours de sommeil réduit suffisent à modifier les hormones qui régulent l’appétit. Elle n’a pas suivi les participants pendant des mois : elle ne dit pas ce qui arrive à ceux qui dorment peu pendant des années, ni qu’un régime soit voué à l’échec.
Le Jumeau Numérique met bout à bout les données que tes appareils écrivent sur le téléphone, comme les pas, le pouls et le sommeil, et t’en montre l’évolution dans le temps. Il ne mesure ni la ghréline ni la leptine, ne calcule pas de risques et ne pose pas de diagnostic : cette recherche décrit des groupes de personnes, pas toi. La ghréline et la leptine se mesurent par une prise de sang : si elle est nécessaire, c’est ton médecin qui le décide.
La source est en bas. Ouvre-la.
Cette fiche part d’une étude menée par d’autres. Ce n’est pas une indication médicale pour toi : parles-en avec ton médecin.
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